01 octobre 2002
Son objectif est également d'explorer l'arrière du tableau - découper, peinre, redéplier et agencer. Le tableau est vu comme une architecture : l'architecture est intégrée au dessin qui est lui-même reprojeté dans l'architecture. La notion de série tient une place très importante dans l'oeuvre de Roxana Stoleru dont toute recherche purement esthétique est bannie de son travail.
Roxana Stoleru
Aram Mekhitarian
Publié à l'occasion de l'exposition consacrée à la lauréate du Prix Découverte 2002, 9/10-30/10/2002.
Plaquette de 20 pages, 15x21 cm, illustrations couleur, gratuit (épuisé).
Née en 1976 à Gh. Georghiu Dej en Roumanie, Roxana Stoleru émigre en Belgique avec sa famille en 1989. Elle suit alors les cours du soir de peinture de Paul Gobert à l'Académie de Watermael-Boitsfort. A son arrivée en Belgique, la peinture et le dessin sont pour elle des moyens d'adoucir les effets du déracinement et de faciliter son intégration.
Cette artiste a choisi de travailler sur le papier et d'interroger ses possibilités : la qualité pliable et fragile du matériau lui permet de considérer entre autres modalités l'endroit et l'envers d'une simple feuille. Son travail présente certaines constances : il se caractérise par une volonté de recherche e d'analyse de l'oeuvre, de sa surface et de son support. Ce travail trouve dès lors des affinités avec le groupe Supports/Surfaces (1970-1972) ou des artistes tels que Piet Mondrian, Joseph Albers ou Daniel Buren.Son objectif est également d'explorer l'arrière du tableau - découper, peinre, redéplier et agencer. Le tableau est vu comme une architecture : l'architecture est intégrée au dessin qui est lui-même reprojeté dans l'architecture. La notion de série tient une place très importante dans l'oeuvre de Roxana Stoleru dont toute recherche purement esthétique est bannie de son travail.
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