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L'archéologie et les fouilles sur le site

Les bâtiments conventuels sont protégés au titre de monuments classés et le prieuré est tout entier compris dans le site classé de la forêt de Soignes : ce double classement a imposé de nombreuses études préalables aux projets de restauration des bâtiments et d’aménagement paysager.

Depuis 1997, une équipe archéologique de la Direction des Monuments et Sites du Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, en collaboration avec les Musées royaux d’Art et d’Histoire, a procédé aux études archéologiques nécessaires aux différents projets, ainsi qu’aux suivis de chantier. Les zones ciblées par les investigations étaient celles des bâtiments présents ou disparus appartenant à la phase de transformation baroque du prieuré représentée par la gravure de P. de Doncker de 1725.

Ces réaménagements sont menés conjointement par la Régie foncière de la Région de Bruxelles-Capitale, en ce qui concerne la restauration des bâtiments, et par l'IBGE pour les espaces verts ainsi que le mur d'enceinte.

L'équipe archéologique a procédé aux études archéologiques préalables des bâtiments des anciennes écuries du XVIIIe siècle, de la maison du prieur et d'une partie de la maison du portier ainsi que celle de la totalité du tracé du mur d'enceinte dont de nombreux tronçons ont été remis au jour. L'infirmerie, la brasserie et le moulin ont été ainsi repérés et dégagés dès 2001-2002.

En 2003, c'est plus particulièrement l'emplacement des ailes disparues du cloître, l'ancienne brasserie, le relevé du pertuis souterrain en pierre reliant les deux étangs en passant par le moulin, l’infirmerie et la Maison du Portier qui ont fait l'objet de l'attention des membres de l'équipe archéologique.

En ce qui concerne le cloître, une aile est parfaitement conservée. Il s’agit du bâtiment appelé « maison du prieur ». Une autre a été profondément remaniée pour accueillir les ateliers d'artistes. Les deux autres ailes du cloître ont été arasées vers 1800. Aujourd’hui, elles sont évoquées par des plantations et des murets de pierres sèches.

La brasserie, dont le mur extérieur est véritablement inclus dans le tracé du mur d'enceinte, présente encore des sols en place ainsi que des fours qui permettront d'étudier le processus de fabrication traditionnel de la bière.

La fontaine, qui a entièrement été dégagée en 2006, présentait encore suffisamment de vestiges pour permettre une reconstitution fidèle.

La campagne de fouille menée en 2009 fut dédiée à l’étude de l’église. Les restes de l’église du XIVe siècle, de même que ceux de la belle église de style gothique du XVIe siècle ont été retrouvés, permettant son évocation par un dallage au sol.

Encore aujourd’hui, des études archéologiques sont en cours et permettent d’affiner nos connaissances du bâti et du site à travers le temps.

Ce texte de Sylvianne Modrie (Archéologue, Direction des Monuments et Sites du Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale) est extrait du Guide du visiteur. A la découverte de l'histoire de Rouge-Cloître publié par le Centre d'Art en 2012 et téléchargeable sur ce site dans la rubrique "Publications".